La vie précède l’écrit

Tu n’as pas de voix, donc personne ne te prête attention.

Tu te décides enfin à t’exprimer, mais personne ne te prête l’oreille.

Tu parles, mais qui t’écoute vraiment?

>      « Kévyn, t’as une grande gueule! »

>      Je sais, je m’assume et puis après? Trop peu de victimes s’expriment, ne m’en voulez donc pas si je prends le porte micro et que je m’exprime pour certains d’entre eux. La contrainte du silence en milieu de travail est mortelle, donc aussi bien lever le ton à l’occasion.

>      « Kévyn, tu ne sembles pas prendre en considération ton auditoire quand tu écris? Tu nous prends pour des enfants ou des imbéciles. »

>      Pas vraiment, je mets plutôt en relief de réelles situations impliquant des imbéciles ou bien des comportements enfantins. C’est cela que je prends en considération. Parfois, le problème avec l’auditoire c’est qu’il n’aime pas l’image que le miroir reflète. Pour chaque frustré, dix se taisent ou souffrent en silence. Dans le cas présent, le baume collectif est plus grand et apaisant qu’une âme temporairement bousculée dans son confort douillet.

>      « Ouain, mais Kévyn en parlant de cela et introduisant le sujet comme tu le fais, tu manques souvent de respect pour le lecteur. »

>      Si c’est le cas, j’en suis désolé, ce n’est nullement volontaire. À l’occasion, il faut brasser l’arbre un peu pour faire tomber le fruit et c’est loin de provoquer un inconfort chez moi. D’autant plus que je sais que beaucoup ont faim et/ou n’ont pas la force de brasser l’arbre. Je ne suis pas le robin des RH, les collants me démangent et je ne vole rien aux plus avares. Je recherche et prône l’équilibre des forces et des opportunités.

Au-delà des œillères existe un monde qui n’est malheureusement pas aussi enrichissant et convivial que nous l’aimerions. Je ne porte pas de lunettes, encore moins de lunette roses, ce qui ne m’empêche pas de voir clair.

Ce que j’écris, ce que je partage avec vous n’est malheureusement pas le fruit de mon imaginaire. Je ne suis pas si créatif. La seule chose que je tente, c’est de désamorcer avec une dose d’humour certaines situations empoisonnées par des employés et employeurs malveillants ou malintentionnés.

Je ne suis pas parfait; la structure de mes phrases n’est pas parfaite; ma grammaire n’est pas parfaite, mais pour un gars qui a fait cinq années de récupération en français parce que j’étais –ou plutôt mes résultats étaient- minable, je considère néanmoins que le contenu du message passe assez souvent, pour ne pas dire tout le temps.

Dans merveilleux monde du travail, l’environnement de travail, les relations de travail et leurs interconnections avec les conditions de travail ne sont pas inconnues. Elles sont méconnues. Très grande différence.

Le choix des mots compte tout comme les images retenues.

Mais au final, c’est seulement ce que vous retenez, interprétez et faites avec mes histoires qui comptent. Vous me trouvez grossier, moralisateur ou réducteur? Je respect votre opinion. Mais n’oubliez pas qu’il y a la vie avant mes écrits et c’est ce que je mets de l’avant.

À la prochaine

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