Juste avant de mourir

Comme le disait si bien KCLMNOP : ta yueule, vit ta vie pis reste en vie!

La vie!

Mord à pleine dent dedans avant que la mort ne te rente dedans!

Je n’ai pas le cœur à vous faire la morale. Sachez seulement qu’au Québec, nous dénombrons un décès lié au travail à tous les 5 jours.

> Non Kévyn, c’est au 5 ½…

> Est-ce qu’il y a vraiment lieu de s’enfarger dans les fleurs du tapis?

À chaque 5 jours, c’est un père de famille, une mère dévouée, une étudiante talentueuse, un décrocheur repenti, un collègue, votre frère, vous, qui décédez sans avoir la chance de faire vos derniers adieux. Sans que sa famille du défunt n’ait eu la chance d’accepter le processus d’agonie ou ne se soit résignée à la mort imminente d’un proche.

Je n’ai pas le cœur à me mettre dans les souliers de la personne qui quitte son douillet chez soi pour se rendre à son travail, qui sera bientôt son tombeau. Pas de Joke à faire, ne serait-ce que par respect pour les membres de la famille venant de perdre un être cher. Pas de Joke à faire, ne serait-ce que pour les employés témoins de la scène qui en garderont des séquelles psychologiques. Il y a des choses qu’un humain ne peut pas voir, ne veut pas voir, et n’est surtout pas capable de voir sans devenir complètement, désolé d’utiliser ce mot, mais complètement fucké.

Les survivants n’ont rien demandé, mais devront éminemment demander de l’aide, ne serait-ce que pour passer à travers l’horreur photographiée par leurs yeux.

Au bureau, sans même prendre le temps d’y songer, existait l’avant puisque maintenant nous réalisons à fort prix qu’il y a un après. Personne n’a rien demandé, mais plus rien ne sera comme avant. Évidemment, que le temps fera retomber la poussière et cicatrisera les blessures, mais la cicatrice demeurera et si jamais un autre coup survient au même endroit déjà fragilisé.

On ne demande pas à assister à la mort d’un collègue, on y assiste impuissant et mortifié. On ne demande pas à être impliqué dans la mort accidentelle d’un collègue de travail, on y est et on se demande vraiment qu’est-ce qu’on fout là à ce moment précis!

On ne demande pas à être un survivant des statistiques mortelles de la CNESST, mais malheureusement la vie doit reprendre son cours avec un semblant de normal, suite à une tragédie humain.

Nous n’avons rien demandé, mais nous devons quand même nous exprimer et en parler. Si votre entreprise se pose encore la question sur l’utilité d’un programme d’aide aux employés, dites à votre superviseur de se réveiller drette-là!

Ce n’est pas une question d’avoir les moyens ou non d’offrir ce type de service à vos employés. Offrez-les, c’est tout! Si vous ne voyez pas la pertinence, c’est que vous n’avez pas de cœur et aucun employé ne devrait se fendre le cul en 4 pour vous.

Vivez avant de mourir!

Votre employeur n’est pas du même avis que vous, préparez votre lettre de démission!

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s