L’invasion des incompétents

Nous sommes entourés d’incompétents envahissants, puis envahisseurs. Malheureusement, ils ne le sauront jamais ou du moins, ne seront pas en position de saisir l’ampleur de leur invasive nuisance.

Les incompétents, nous aimons bien nous en moquer, du moins, jusqu’à ce que nous soyons personnellement impliqués et impactés par les conséquences de leur incompétence. Alors-là, nous pestons contre ceux-ci, mais il est trop tard, tant pour les effets négatifs occasionnés que pour venir en aide à l’incompétent. Si seulement nous pouvions, l’espace d’un instant, être son supérieur pour le congédier… ou bien pour le former…

Quoi que cette variable nous soit inconnue au moment de la transaction ou de l’interaction, on ne peut qu’encourager un incompétent qui veut apprendre pour s’améliorer. Toutefois, à l’autre bout du spectre, nous retrouvons les incompétents qui n’en ont rien à foutre d’être, et demeurer incompétents. Nous avons beau leur expliquer de long en large, de leur faire un dessin, une présentation, un jeu de rôle, une immersion, de leur prendre la main, sans toutefois être en mesure de percevoir l’ombre d’un changement. Oui, ils finiront par faire la tâche répétitive sans faire trop d’erreurs. Mais, ne leur demandez pas de vous l’expliquer ou bien d’en faire un peu plus de leur propre initiative, puisque l’incompétent qui dort n’est jamais bien loin.

Seul, dans ton salon, voulant commander une pizza, mais téléphonant plutôt chez le nettoyeur pour demander du poulet, ça passe pour moi. Le livreur de pizza et le commis chez le nettoyeur n’en sauront rien ou ne comprendront pas, les conséquences ne seront que pour l’incompétent.

Mais, lorsque je travaille comme un forcené, 50 semaines par année, afin de me payer 2 semaines de vacances, et que l’incompétent au bout du fil entre en scène, ça ne peut que mal se terminer. Malheureusement pour eux, mais un incompétent, ça se sent des mille à la ronde, et malgré le fait que nous le sachions, notre comportement se modifie en conséquence lorsque nous les rencontrons.

Je le sais qu’il n’est pas bon, donc je répète cinq fois les dates pour les billets d’avion et lui fait répéter 5 fois lesdites dates. Il me trouve fatigant; qu’importe, mieux vaut être fatigant et avoir ses vacances, qu’être l’incompétent qui scrapera tout et s’en contrebalancera.

Malheureusement, je suis au bout du fil, et lui à l’autre bout du monde. Quoi que je sois en tabarnak, au stade très avancé du pétage de plomb, je pense au merveilleux monde du travail et je me dis que les lois, les pratiques, l’environnement de travail, et les méthodes de supervision diffèrent d’un pays à l’autre.  

Je n’ai pas la prétention d’être compétent; j’ai toutefois le désir, sur le plancher des vaches, que mes employés et gestionnaires soient les meilleurs. Autant, pour eux-mêmes que pour les clients qu’ils servent. Une compétence ne s’achète pas, elle s’acquièrt et se développe. Malheureusement, bon nombre d’entre nous oublie d’acquérir la dite compétence, et nous acharnons à nous développer comme bon nous semble. Donc, un peu n’importe quoi, n’importe comment, sans correctement se questionner.

Certains sont voués à construire des routes, alors que d’autres ne doivent que se contenter de Patcher les trous sur les routes… parfois occasionnés par l’incompétence des premiers; ou parfois encouragé par le je m’en foutisme du donneur d’ouvrage.

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