Dans SES souliers?

Au rythme effréné auquel nous vivons notre vie, nous n’avons que peu de temps pour nous. Tant mieux si nous pouvons profiter de ce temps, qui souhaitons-le, est de qualité, tout en étant en santé. Nous avons beau suivre des formations sur la gestion efficace du temps, eh bien, le temps passe quand même, et lorsque nous avons de jeunes enfants ou bien que nous devons nous occuper d’un proche malade, eh bien, nous sommes à la merci du temps.

Le temps n’est pas seulement de l’argent, le temps, c’est la vie que l’on décide de vivre ou bien de regarder passer. Nous vivons toutes les mêmes heures aujourd’hui, mais nous les vivons différemment pour des raisons bien évidentes.

Le temps que l’on passe au travail, est un sacrifice que l’on fait de notre temps en famille ou bien du temps que l’on pourrait passer à faire des loisirs. Chacun affronte le temps comme il le peut, mais le temps fait son œuvre, nous voulons donc profiter au maximum de son temps. Ainsi, contraint et coincé par le temps, on fait des choix, on fait des sacrifices, on prend des décisions pour optimiser son temps.

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Mais qu’en est-il du temps de l’autre? Si nous éprouvons des difficultés à tirer profit des 24 heures de la journée, avons-nous vraiment le temps de nous soucier des autres?  Voulons-nous prendre et consacrer le peu de temps que nous avons pour nous intéresser aux autres?

Si nous ne le faisons pas, pouvons-nous vraiment affirmer que nous pouvons nous mettre dans les souliers des autres? Vous savez, vous mettre à la place de l’autre; se mettre dans leurs souliers pour voir comment ils se sentent et comprendre ce qu’ils vivent, et comment ils gèrent certaines situations.

Si nous ne le faisons pas, sommes-nous de mauvaises personnes pour autant?

Nous gérons le risque à notre façon, au même titre que nous gérons notre stress et la pression à notre manière. On est capable d’en prendre un peu, on est capable d’en prendre encore un peu, on n’est plus capable d’en prendre du tout…Ma frontière est ici, voici mes limites. Tu voudrais que ma frontière soit là, mais que fais-tu de mes limites?

Comprends-tu pourquoi? Es-tu intéressé de savoir pourquoi?

L’empathie, on l’a ou bien on ne l’a pas pantoute!

Mais lorsque nous sommes gestionnaires, se mettre dans la peau de ses employés ne se limite pas à être empathique envers ce que l’employé vie comme situation difficile à la maison.

C’est aussi être en mesure de se projeter et d’analyser son propre comportement, le choix de ses paroles, et la force du non-dit, à travers le regard de ses propres employés. Ils ne sont pas aveugles, malgré ce que certains veulent bien nous laisser croire. Fermer les yeux sur certaines situations, c’est voir, mais refuser de l’admettre, ou bien refuser de voir, mais être obligé de se l’admettre. Dans les deux situations, le problème demeure.

Vos employés vous perçoivent d’une certaine façon, êtes-vous en mesure de comprendre leur perception?

Tout comme Félix Leclerc, moi, mes souliers ont voyagé. Il va de soi que j’aie moins de paires que ma femme, mais quand même, je peux alterner et mettre quelques paires sans me sentir inconfortable.

Vous?

Peut-être préférez-vous que les gens soient nu-pied, au moins, vous savez qu’ils ne peuvent pas travailler pour vous…

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