La (trépidante) vie du bras droit

Mon bras droit aime mon bras gauche et il va de soi que mon bras gauche aime mon bras droit. Évidemment, le plus heureux de tous, est mon tronc qui est en mesure d’utiliser les deux comme bon lui semble, et quand il le veut, pour ses propres raisons.

Êtes-vous le bras droit de quelqu’un dans le merveilleux monde du travail?

Pour faire suite dans les idées, ma jambe droite adore ma jambe gauche et vice-versa, puisqu’au lieu d’être seule, plantée-là à rester debout, à eux deux, elles s’entraident et avancent dans la vie. Ce n’est pas le corps qui s’en plaindra, à moins bien sûr, que cette marche effrénée finisse par nous mener tout droit vers le mur.

Quoi que vous vous tenez debout au bureau, et restez droit, êtes-vous toujours dans l’angle mort de votre boss ou bien est-il toujours à cheval sur vos épaules?

Le corps ne fait qu’un, mais dans les faits, ce sont tous les membres qui s’unissent pour ne faire qu’un. Je ne demanderai pas à mon corps de l’apprécier, puisque ça va de soi… jusqu’au jour où l’on se blesse à une cheville. Maudit qu’on aimerait être en forme à cet instant précis; immédiatement, on pense à ce que ressemblait la vie, il n’y a à peine que 10 minutes. On craint le pire; on craint de ne plus être capable de marcher de la même façon; d’être ralenti lors de nos prochaines courses, et ce, même en étant bien rétabli. On constate et mesure l’importance de chaque partie de son corps lorsqu’on est malade, blessé ou handicapé.

Délaissons quelque peu l’anatomie humaine et concentrons-nous davantage sur ledit comportement humain dans le merveilleux monde du travail, où le corps et l’esprit ne doivent faire qu’un… sans quoi vous restez au chômage…

Ainsi mon Wayne, tu es un champion, mais on te perçoit comme une béquille de luxe?

Pire, ton boss te donne l’impression que tu es un champion, dont il ne peut en aucun temps se passer, alors que dans les faits, vous vous percevez (et votre quotidien vous le confirme) vous-même comme étant à la fois l’électroencéphalogramme et l’électrocardiogramme de votre boss? Puisque sans vous, il ne serait rien, rien pantoute!

Doublement pire, lorsque ledit patron sait, et reconnaît silencieusement, qu’il ne peut en aucun temps se passer de vous, ce qui explique qu’il met tout en œuvre pour que vous ne quittiez pas le bateau. La fortune permet de construire le bateau, l’expérience nous permet d’arriver à bon port, mais c’est la confiance en soi et la maîtrise de ses acquis qui permettent au bon navigateur de traverser les marées. Avoir du cash, être en position de force, mais être dépendant d’une autre personne pour franchir les intempéries, amènent son lot de problèmes et met certaines lacunes ou carences en évidence.

Laissez-moi deviner… Ton boss te trouve tellement bon; il sait que tu livres la marchandise quand ça compte vraiment, il « apprécie » le fait que tu ne te plaignes jamais, et il ne s’en cache pas pour en faire mention à tout le monde au bureau? Et tout ceci se traduit entre autres par un ouragan de paperasse qui s’abat, jour après jour, sur votre bureau.

Vous vous reconnaissez?

Faites-vous tout, tout le temps, et pour tout le monde, parce que vous êtes bon, ou bien parce que votre boss vous exploite « un peu », ou bien parce qu’il n’est pas trop bon, ou bien tout simplement parce qu’il ne peut en aucun temps, se passer de vous?

Si vous vous reconnaissez, j’espère au moins que vous vous êtes questionné à savoir pourquoi vous étiez aussi actif et impliqué dans tout!

Nonobstant la paie et les bonus qui viennent avec, si être bon et performant au travail vous nuit, débutez par mettre votre pied-à-terre et faites connaître vos limites. Non celles au-delà desquelles vous n’êtes pas capable d’aller, mais bien les limites de ce que vous voulez faire et êtes prêt à faire. Tout a un prix, même s’il n’est pas monétaire. Cette action ne fera pas de vous quelqu’un de moins bon ou d’incompétent, bien au contraire. C’est votre expérience et la confiance acquise en emploi qui se mettent en évidence et qui s’affirment. C’est vous, donc ne luttez pas contre vous-mêmes.

Le message ne passe toujours pas auprès de votre boss? Adoptez son langage et parler cash avec lui. Au-delà de ce qu’il vous paie, vous avez une valeur et puisque vous êtes son bras droit et gauche, et bien souvent sa paire de couilles, mettez une valeur sur tous ces éléments et faites-lui comprendre diplomatiquement qu’en poussant vos limites, le coût de votre perte sera supérieur à celui de continuer à vous exploiter à l’os. On s’fait tous manger la laine sur le dos, mais ne vient pas te faire un manteau avec mon grand!

Tant qu’à être dans le vif du sujet et profitant de votre lancée, questionnez-vous à savoir : si le fait de devoir faire prendre conscience à votre boss qu’il y a une façon de faire avec un employé champion, jumelé à son comportement réactif rempli de belle promesse à votre intention, afin d’améliorer la situation, sont suffisants pour votre épanouissement professionnel?

Vous n’aimerez peut-être pas la réponse…

Ceci clôt la perspective de l’employé, patrons, mettez-vous maintenant à leur place!

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