Vos collègues vous nuisent?

En me levant, mon pied s’est posé sur un fameux bloc Lego que mon petit Bad Boy a laissé traîner à une distance calculée entre le bord de mon lit et la future cible de mon pied. Après quelques injures aléatoires, endolorie et à moitié réveillé, j’appuie machinalement sur le bouton de mise en marche de ma machine espresso. Rien ne se passe. Ma femme, qui est la dernière personne à s’en être fait un, a une fois de plus omis de remplir le réservoir à grains. Ce n’est rien, mais cela brise ma routine et le besoin de ma première gorgée est pressant. Probablement en lien avec le trou que je viens de me faire sur la plante du pied. Deux-trois gorgées, j’entre dans la voiture, plus d’essence! Je viens pour embarquer sur l’autoroute, un accident droit devant! La journée continue ainsi.

Je suis frustré, mais il n’y a pas grand-chose qui soit de ma faute ou de mon ressort… On contrôle ce que l’on contrôle et influence ce que l’on peut. On ne fait pas de miracle. On fait avec, et s’il y a de quoi, on ramasse les pots cassés…

Fatigué et paresseux, hier, j’ai déposé mon livre par terre plutôt que sur ma table de chevet. Ce matin, je mets bien évidemment le pied dessus. Je m’ouvre les yeux, ce n’est pas un Lego. Donc, le fautif n’est pas mon garçon. Puisque j’ai les yeux ouvert, je m’aperçois immédiatement qu’il n’y a plus de grains à café au moment où je m’apprête à appuyer sur le bouton. Réflexion faites, je suis la personne qui a percolé l’espresso de ma femme hier, donc, j’ai omis de remplir le bac à grain. Idem pour l’essence. Heureusement que je ne suis pas impliqué dans l’accident de ce matin, car encore accident il y a…

Je peux encore être frustré, mais ici, je suis la seule personne à blâmer, le seul fautif. Je subis les conséquences de mes actions. À moi de mieux gérer mes actions et de contrôler vraiment ce sur quoi je peux avoir une main mise. Je fais avec, et s’il y a quelque chose, c’est à moi de ramasser les pots que je viens de casser.

Dans le merveilleux monde du travail, quelle est ou quelles sont vos sources de frustration au travail?

Sont-elles inhérentes à vous ou sont-elles principalement causées par un agent externe?

Êtes-vous la personne que l’on va consulter lorsqu’il y a une problématique quelconque? Commencez-vous votre quart de travail déjà dans le Rush, puisqu’il semblerait que la personne qui travaillait sur le quart avant vous, se soit allègrement pogné le cul?

Entre vous et moi, si chacun faisait son travail comme il se doit; si chacun ne se concentrait qu’à faire de la qualité et être efficace; si chacun s’occupait de faire ce qu’il a à faire, et ce, pour quoi il est rémunéré, nous passerions moins de temps à réparer les pots cassés. Moins de temps à couvrir des erreurs fait par des collègues peu soucieux. Nous passerions plus de temps à travailler sur son vrai travail, ses vraies tâches.

Si chacun faisait ce qu’il a à faire, plutôt que de chialer ou ne rien faire, vous et moi n’appréhenderions  et n’anticiperions pas le trouble laissé par nos très chers collègues, ce matin, et demain aussi. Nous n’avons pas tous la même définition et la même compréhension du travail d’équipe.

Si chacun se souciait de son efficience et de sa qualité de travail, ne serait-ce que 10% plus souvent, imaginez combien de situations frustrantes nous pourrions éliminer.

Ce matin, je mis le pied par terre, et j’ai souri.

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