Les 4 saisons de Kévyn

On ne se mentira pas, vous connaissez les 4 saisons de Vivaldi, principalement de nom, point final. En grattant un peu plus sur la culture industrielle de masse, vous vous apercevriez assez rapidement que bons nombres de Jingles commerciaux reprennent, à tort, et travestissent l’œuvre, pour leurs propres fins commerciales. Je sais, c’est un tout autre débat.

Mes enfants adorent l’univers de Vivaldi, de Bach et de Mozart, surtout mon petit Bad Boy de deux ans. Incontestablement, les 42 minutes des 4 saisons demeurent un incontournable. Ainsi, cette fin de semaine avec mes enfants, profitant des premiers vrais flocons de neige, qui tapissaient le décor, et qui se laissaient choir ma voiture, les tonalités musicales de Vivaldi prenaient un autre sens. saison

L’introduction de la saison, son développement, sa progression, son apogée, et sa finale, mettant parfaitement la table pour le transfert et le déploiement de la nouvelle saison, sont tous simplement merveilleux, fluides, et naturels.

Vous me connaissez, vous savez donc que je vais vous parler du merveilleux monde du travail, mais avant, parlons des changements de saison et de la vie. Au Québec, si nous ne parlons pas du Canadien de Montréal, nous parlons de la température, c’est bien connu.

Ainsi, en hiver, nous chaussons nos voitures de pneus d’hiver. Nous adaptons notre conduite; nous ressortons certains réflexes, puisque la chaussée est différente et la réalité de la température nous demande de nous adapter. Vous pouvez résister, mais le fossé ne sera jamais bien loin. En hiver, nous enfilons bottes, foulard, mitaine, tuque et manteau. Y fait frette, pas le choix. Quoi que tu peux chigner, attraper la grippe et sortir en bermuda par un beau -32°C. T’as le droit.

Nous nous adaptons à la saison; nous faisons avec le changement de température qui nous est imposé, et nous composons avec les éléments qui nous entourent et qui nous importunent. Y’a pas de surprise avec l’hiver; la neige tombe du ciel et nous anticipons la fine couche de glace sous notre semelle lorsque nous déposons notre pied au sol. L’automne prend le temps de nous avertir, pour nous préparer. On peut toujours ignorer les signes du changement, ça ne l’empêchera pas de se produire.

La logique est la même pour chaque saison et changement de saison.

Les saisons s’orchestrent progressivement. Le changement ne se produit pas subitement, mais subtilement. Il s’installe, petit à petit, afin que nous puissions nous préparer au même rythme que lui. Nous changeons en même temps, diminuant ainsi les désagréments occasionnés par cette nouvelle saison et ce nouvel état de fait. Réticence, résistance, et isolement sont vains, puisque convaincante et maître du bal, la nouvelle saison nous invite de force à la danse.

Sachons équilibrer le rapport qui s’organise entre nous et le changement de saison qui s’amorce pour faciliter la transition, le transfert, le contrôle et les résultats dudit changement.

C’est simple, mais c’est la base de la gestion du changement.

Le marché du travail est bourré de connotation touchant la gestion du changement, touchant le développement organisationnel, touchant la flexibilité, l’adaptabilité, la résistance, et l’acceptation du changement. Les descriptions d’emplois en font mention à profusion. Tout comme les sites d’emploi. La gestion du changement est sur toutes les lèvres, SURTOUT en entrevue.

La prochaine fois, plutôt que de mentir, de grossir, d’exagérer ou de purement inventer votre expérience en matière de gestion de changement, parce que vous en n’avez jamais fait, ou bien parce que vous ne savez même pas de quoi le recruteur parle au moment d’articuler sa question, pensez au changement de saison et à la façon dont vous adaptez votre comportement. Cette simple réflexion peut vous permettre de vous préparer pour utiliser de vrais exemples liés au travail, et de vous questionner sur l’anticipation au changement, sur votre préparation, et sur votre réponse au changement.

Quelqu’un qui attend au 15 janvier pour mettre ses pneus d‘hiver est quelqu’un qui résistera au changement dans votre entreprise, avant de peut-être mal le gérer ou l’accepter.

Adopter l’attitude naturelle, de sans cesse remettre à plus tard toute chose, se reflète habituellement aussi au travail. À moins bien sure que vous n’ayez vraiment une double personnalité, ou bien un double discours.

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