Quand la mort s’invite

S’il y a bien quelque chose que nous ne voulons pas voir frapper à notre porte, c’est bien la mort. Malheureusement, trop d’évènements quotidiens nous rappel cette bien triste et inévitable réalité. Au diable le fataliste, c’est la réalité. Même le prêtre me l’a rappelé à mon mariage. Lieu saint, moment unique et stressant durant lequel, le prêtre profite de l’union pour dire « jusqu’à ce que la mort nous sépare », alors qu’il sait fort bien que notre position ne nous permet pas vraiment de dire « non ». Sacré ratoureux!

Tant qu’à en pleurer aussi bien en rire… à vrai dire, tant qu’à en parler, aussi bien dire les choses comme elles le sont.

Décès d’un collègue en fonction; décès d’une collègue suite à une longue lutte contre une maladie l’ayant terrassé en invalidité longue durée; ou bien décès d’un membre de la famille d’un collègue de travail, les situations possibles et bien réelles sont nombreuses.

Comment agir; comment régir; que dire en tant que gestionnaire? Que de questions aux réponses sensibles.

D’enfant unique, n’ayant jamais côtoyé la mort, à juvénile d’une famille de cinq éduqué à la dure par le cadet, suite au décès du paternel, la réalité, les réactions et le degré de résilience, sont propre à chacun. Imaginez maintenant lorsqu’une situation se présente dans un micro environnement comme peut l’être une entreprise familiale ou bien au sein d’une équipe de travail dans une PME.

Considérant ce qui vient d’être dit, avez-vous vraiment besoin et envie d’être un Workaholic; de vous démener, de vous surpasser, de vous fatiguer, de vous brûler au travail et pour le travail? Pour un travail que vous pouvez perdre demain? Pour un travail qui n’a pas d’émotion envers vous et qui peut bien se passer de vous? Est-ce que le Burnout en vaut vraiment la peine? Étrangement, mais loin d’être surprenant aux nombres de fois que je l’aie entendu, lorsque l’on perd son emploi, beaucoup disent la même chose : j’ai tout fait pour cette compagnie et c’est comme ça que l’on me traite…

Oui.

C’est chien, mais c’est ça.

Évidemment, lorsque l’on aime son travail et qu’on ne compte pas, on ne voit peut-être pas que le niveau de la batterie diminue, alors qu’il en est tout autre pour les membres de votre famille.

Évidemment, lorsque l’on aime son travail et qu’on ne compte pas, on ne voit peut-être pas, ou bien, on ne veut peut-être pas voir que c’est bien ce qui pourrait aussi nous arriver au final. Alors qu’il en est déjà tout autre pour les membres de votre famille qui l’avait vu venir depuis bien longtemps.

Qu’importe, que l’on aime ou non son travail, le travail épuise. Tournons-nous seulement vers nos humoristes québécois qui lâchent tout pour un certain temps, après de trop nombreuses représentations, parce qu’ils sont brûlés par le travail. Parce que leurs vies personnelles et familiales sont touchées par le travail.

Le marché du travail n’est pas toujours un champ de roses parmi lesquelles voltigent les papillons, et où les fragrances nous extasient. Le marché du travail est parfois laid et cruel, qu’on se le tienne pour dit. Ce n’est pas une fatalité, c’est une réalité, parmi tant d’autres, et sachant ça, et tout ce qui s’est précédent dit, même si ce n’est qu’au sens figuré, où est le plaisir, où est l’utilité de se tuer au travail?

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