Le recruteur qui pensait penser

Tous, nous voulons la paix dans le monde, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons!

Pour mon bien, mes parents veulent que je réussisse dans la vie, tout en étant bien évidemment heureux dans ce que je fais et accomplis. Ce que je pourrais comprendre de ce que mes parents veulent, pour mon bien et mon bonheur, c’est que je réussisse dans la vie. Ou encore, si je suis bien et heureux, eh bien, je réussirai…

Je veux, tu veux, il veut, …

Même s’ils diront le contraire, et feront tout pour prouver leurs dires, et malgré tout ce qui se publie, et se publiera dans les jours à venir, ce que veulent les recruteurs en 2018, n’est pas forcément ce que veulent fondamentalement les employeurs en 2018. Je m’explique.

J’ai un poste à combler, mais je n’ai pas de candidats. Aucune ressource à l’interne, donc je me tourne vers les candidatures externes. Considérant la rareté de la main-d’œuvre, et de la main-d’œuvre compétente et spécialisée, je peine à trouver un candidat. Je m’en doutais, tout comme je me doutais qu’il me soit impossible d’offrir une diversité de candidats à mon client. Donc, j’introduis les agences dans le processus. Voyant la difficulté du défi, je ne perds pas de temps avec les politesses, et je lance l’appel auprès de trois agences.

3 recruteurs « dédiés à la cause » se battent entre eux pour trouver des candidats. Les mêmes candidats… non existants pour le moment. Sans prétention, je le sais, sans quoi j’en aurais au moins trouvé un.

Ouais mais, nous ce n’est pas pareil; nous avons des outils que tu n’as pas; nous avons accès à des informations qui ne te sont pas encore disponibles, donc il nous est possible de trouver des candidats et des bons en plus, me disent à tour de rôle les agences. Je m’efforce de les croire, mais j’ai déjà vu neigé et je suis dans le milieu, donc je connais un peu la game.

Ainsi, pour dénicher le candidat, et s’assurer de faire sa commission, le recruteur en agence doit faire courir le petit hamster et faire de la gymnastique intellectuelle pour trouver un candidat, et non seulement un candidat, mais bien celui que je veux. penser111

Pas de cachette, ce recruteur doit faire affaire, et travailler, avec 10-15 employeurs en même temps, parfois même avec mes compétiteurs. Cette gymnastique intellectuelle le rend très flexible et le met en bonne position pour anticiper le marché et en bonne posture pour soulever les bonnes roches, aux bons endroits, au bon moment.

Le recruteur se spécialise avec le temps. C’est bon pour lui, c’est bon pour son boss, c’est bon pour son agence, bon pour moi, et pour le candidat. Avec le temps, une relation se développe avec mes recruteurs. Ils connaissent mes besoins, je connais leurs limites; ils connaissent ma fameuse personnalité, et je me doute de ce qu’ils en pensent. J’ai mes procédés et ils ont leurs façons de faire.

Malgré tout, des candidats compétents, et ayant le fit, se font rare. Un moment donné, et malgré nos bonnes intentions, quand tu n’as rien, eh bien, tu n’as pas le choix de faire avec ce que tu as. Ainsi, parfois, tu achemines le piètre candidat que tu as réussi à trouver en te croisant les doigts…

Il n’est même pas question de les nommer ou de les condamner, mais les agences ne font pas seulement du recrutement, ils font aussi du placement. Ici, j’aurais bien pu dire : certaines agences… mais cette généralisation est volontaire. Ainsi, du placement de vieux candidats; de candidats non désirés ailleurs; de candidats que l’on doit placer pour arrondir ses fins de mois.

Allons, empressons-nous tous pour dire que ce n’est pas vrai et mobilisons-nous tous pour dire que j’ai tort; que je suis pessimiste; que ce n’est plus comme ça!

Mes recruteurs savent ce que je veux; je sais aussi ce qu’ils veulent au final. Mon bien-être et ma satisfaction, bien évidemment, mais ils veulent du cash et c’est normal. De mon côté, en plus de trouver une ressource et combler un besoin, ce que je veux; c’est économiser du cash.

Oui-oui, le client a toujours raison, mais ici, dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, dans lequel le recruteur a autant besoin de moi, que moi de lui, qui est le client?

Ce que veut le recruteur et ce que cherche le recruteur en 2018 est peut-être en lien avec ce que veut et cherche un employeur – parmi tant d’autre- en 2018, mais qui plus est, ce vouloir peut totalement différer aussi.

Parfois, ça va bien au-delà de la compréhension du besoin ou de la volonté; bien au-delà de la boucle de rétroaction communicationnelle pour fin de validation. Parfois, ce que veulent les recruteurs et ce qu’ils croient comprendre de ce que veulent les employeurs, est juste tout simplement incompatible. Y’a pas de mal à l’admettre.

Sinon, vous pouvez toujours aller consulter un des 127 articles sortis hier, aujourd’hui, demain, et rédigés par un obscur recruteur, cumulant 22 mois d’expérience général depuis le début de son existence sur cette terre, qui supporte des milliards de réalités.

On ne se mentira pas, c’est le fun lire des prévisions générales, fourre-tout, et surtout jamais applicables.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s